Media-G - 28/06/2002 Le traitement médiatique du pouvoir gay contesté |
Des associations professionnelles rapellent que la réalité en entreprise est beaucoup moins rose que ce que montrent certains médias.
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 Dans un communiqué commun, neuf associations professionnelles gays et les lesbiennes dénoncent les manipulations médiatiques visant à démontrer l’existence d’un « pouvoir gay ». Le Nouvel Observateur et TF1 sont contestés pour leur manière d’évoquer le sujet respectivement dans un dossier sur le « Gay Marais » (28 février 2002) et dans l’émission de Charles Villeneuve Le droit de savoir (26 février 2002).
Le communiqué explique : « Notre visibilité croissante dans les milieux professionnels, mêlée à un effet de mode dans les media, ne doit pas faire oublier que la réalité en entreprise est beaucoup moins rose. Si ce battage médiatique peut conduire certains à imaginer que les gays et les lesbiennes obtiennent secrètement des privilèges que leurs confèreraient des liens clandestins avec ceux qui partagent leur orientation sexuelle, n'oublions pas que malgré les évolutions positives de l'opinion publique ces dernières années, la quasi-totalité des gays et des lesbiennes continuent à cacher leur orientation sexuelle pour bénéficier d'une carrière conforme à celle de leurs collègues hétérosexuels. Par ailleurs, les exemples de salariés victimes d'homophobie sur le lieu de travail restent nombreux. »
Yves Jeuland, auteur de l’excellent documentaire Bleu blanc rose (22 et 29 juin 2002 sur France 3) fait également une petite allusion au Droit de savoir dans une interview accordée au magazine Têtu (juillet août 2002). Interrogé sur la présence limitée de lesbiennes dans son document, il explique les raisons avant d’ajouter : « J’avais beau dire que je n’étais pas un journaliste de l’équipe de Charles Villeneuve, que je ne souhaitais caricaturer personne, je n’ai pas toujours réussi à les convaincre. »
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