Samedi 25 juin 2005. Quartier Montparnasse à Paris. Dès midi, les premiers médias sont sur place. Le caméraman de France 2 — la journaliste qui l’accompagne n’est pas encore arrivée — filme déjà le photographe Olivero Toscani et Jack Lang.
Olivero Toscani propose aux participants à la Marche de poser pour lui sur une estrade improvisée sur un semi-remorque et pourvue d’un fond blanc.
Le caméraman de France 2 semble très motivé par les créatures les plus provocantes. Le reportage diffusé à 20 heures ne démentira pas cette tendance.
Les gros bras de la sécurité arrivent petit à petit et se regroupent. On leur distribue des T-shirts portant le logo de l’Inter-LGBT, association organisatrice de la Marche, et de Pink TV.
À 13 heures, l’équipe de M6 arrive et gare sa moto au milieu du boulevard du Montparnasse.
13 h 10. Une cinquantaine d’éphèbes et de nymphettes habillés (très court) aux couleurs de Pink TV investissent les lieux.
Chacun porte une paire d’ailes d’ange…
un tout petit short…
et un débardeur frappé du logo de la chaîne rose.
La plupart chaussent des rollers.
Un photographe accompagne cette équipe pour immortaliser la scène. Il s’agit d’une opération marketing très « pro ».
Bientôt le président de la chaîne, Pascal Houzelot, fait son apparition. Instruction est donnée au photographe de ne pas le faire poser, il faut qu’il paraisse « naturel ». TF1 l’interviewe, naturellement.
13 h 20. Une équipe de i>télévision se prépare un peu plus loin. Le char de L’inter-LGBT prend place juste à côté. Il semble que le carré de tête de la Marche se regroupe juste à côté de la camionnette, les journalistes de la chaîne d’information sont juste aux premières loges.
13 h 25. Le traditionnel cordon destiné à contenir les médias est mis en place et confirme l’imminence du regroupement de la tête du défilé. Il n’y a encore sur place aucune personnalité et seulement quelques photographes.
13 h 27. Le maire de Paris arrive, très décontracté et arborant une paire de lunettes de soleil. Les premiers médias commencent à s’approcher.
Très vite, Bertrand Delanoë repère les mariés de Bègles. Il s’approche pour les saluer rapidement puis prend congés en promettant de les revoir après les interviews.
Sous un soleil de plomb, les premiers entretiens sont accordés. On ne copie pas sur son voisin !
France 3 est la première chaîne à interviewer Bertrand Delanoë. La bousculade des autres années fait place à un attroupement plutôt discipliné. Personne n’a envie de jouer des coudes par une chaleur pareille.
13 h 35. Henri Chapier débarque et interroge le maire pour Radio Nova. Les photographes ne ratent pas une miette de cet échange.
Le reporter de Pink TV attend son tour et interviewe Anne Hidalgo.
13 h 39. Non loin de là, sur le char de L’inter-LGBT, un rappel du mot d’ordre officiel est fait. La prévention est également abordée dans l’indifférence des journalistes, afférés autour des quelques personnalités. Une militante d’Act Up, excédée, les prend à partie et les enjoint de venir écouter. En vain. i>télévision et Radio Nova tendent leurs micros quelques instants mais rapidement tout le monde feint de n’avoir rien vu. Henri Chapier tente de dialoguer avec elle.
Pierre-Yves Dodat interroge le maire qui retire ses lunettes de soleil. L’entretien sera diffusé in extenso à 18 h.
France 2 attend son tour pour parler au maire.
Christophe Girard arrive et répond à quelques questions.
13 h 45. C’est au tour de Pink TV de parler avec le maire. La Marche va bientôt débuter.
Antti, candidat gay de l’émission de télé-réalité Nice People est présent.
Surprise, cette année Pascal Houzelot prend place derrière la banderole au premier rang. Il réserve son plus beau sourire à Media-G.
13 h 54. Dernières interviews. Les mariés de Bègles parlent à i>télévision puis France 2. Le discours n’est pas politiquement bouleversant. Rien ne sera diffusé.
Le Maire prend place derrière la banderole. La Marche débute.
Tiens ? ! Un préservatif gonflé a atterri sur le chemin du cortège…
Non ! il s’agit d’un ballon Pink TV
L’opération de séduction de Pink TV continue, des cadeaux (sifflets et ballons) sont distribués.
Comme tous les ans, le cortège s’arrête tous les 200 mètres pour permettre aux retardataires, ici M6, d’obtenir une interview.
Les radios attendent leur tour dans la bonne humeur : France Info et RTL. Il y a peu de monde et chacun peut accéder au carré de tête.
Jean-Luc Roméro répond à de nombreuses questions cette année.
Dominique Strauss-Khan arrive en retard. Il ne passera pas à la télé ce soir…
La Marche reprend très rapidement. Les abords sont inhabituellement dégagés.
Les reporters de Pink TV, en rose, se regroupent.
Michou, en bleu, déjeunant au restaurant La Closerie des Lilas situé sur le passage du cortège, sort de table quelques instants pour observer le carré de tête. Il retourne à table après son passage.
Un photographe est venu accompagné de plusieurs personnes pour immortaliser la promotion d’un recueil de photographies prises il y a un an.
Le petit train de l’Association des Parents Gays et Lesbiens est le vrai centre de gravité médiatique cette année. Il est pris d’assaut par les caméras et les photographes.
Tout ce qui est à plume…
…à poil
…ou étrange est filmé et photographié
…sous toutes les coutures !
Le seul char représentant un média porte les couleurs de Radio FG. Gros, très gros succès.
Monchoix.net défile modestement non loin de là.
Têtu est présent en marge du défilé et distribue des tracs pour une soirée.
Fin du défilé place de la Bastille, i>télévision est toujours présente, un duplex va bientôt avoir lieu.
Une affiche géante de Pink TV orne la façade de l’Opéra.
Pour la première fois, le message est axé sur les programmes.
Photos : David Lebois®, Laurent J®.
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