Télévision - 06/10/2002 « Écharpe rose de circonstance » |
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| Genre : | Journal |
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| Thème : | Agressions. |
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Deux versions légèrement différentes des mobiles de l’agresseur de Bertrand Delanoë ont été largement reprises par les journaux télévisés du soir.
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Dimanche 6 octobre 2002, en milieu d’après midi, deux dépêches de presse sont publiées, elles évoquent les mobiles de l’agresseur de Bertrand Delanoë. Selon l’agence Reuters, « L'homme qui a poignardé Bertrand Delanoë dans la nuit de samedi à dimanche à l'Hôtel de Ville est un homme de 39 ans, qui a dit avoir agi sans préméditation mais par animosité envers "les hommes politiques et les homosexuels". » Le mobile homophobe semble plus marqué pour l’AFP, qui indique que « l'agresseur de Bertrand Delanoë a affirmé "ne pas aimer les hommes politiques et particulièrement les homosexuels", aux policiers qui l'interrogent lors de sa garde à vue »
Ces deux dépêches seront reprises dans les principaux journaux télévisés du soir. À 13 heures, ces mêmes journaux avaient largement évoqué l’agression dont a été victime le maire de Paris, mais n’avaient à aucun moment évoqué les mobiles.
TV5 — Journal de 17 heures Il s’agit de la rediffusion du reportage du journal de 13 heures de France 2. Aucune allusion au mobile homophobe n’est donc faite dans le commentaire mais le présentateur de TV5 précise que l’agresseur a déclaré « ne pas aimer les hommes politiques et les homosexuels ».
France 3 — 19 / 20 Louis Laforge annonce « une animosité envers les hommes politiques et les homosexuels », le reportage qui suit reprend par contre la citation version AFP.
LCI — Journal de 19h30 Jean-François Rabilloud reçoit Christophe Girard, adjoint au maire de Paris chargé de la Culture. Le texte défilant en bas de l’écran reprend mot pour mot la dépêche de l’AFP, mais aucun commentaire, aucune question n’évoquent de mobiles homophobes. Dans son intervention depuis le quai des orfèvres, Christophe Moulin indique que l’agresseur a déclaré « ne pas en vouloir à Bertrand Delanoë, mais aux élus ». On est persuadé que toute allusion à l'homosexualité sera évité lorsqu'un reportage sur les visites à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière précise la liste des personnalités s’étant rendues au chevet du maire... dont « Jean-Claude Brialy, écharpe rose de circonstance. (sic) »
M6 — 6 Minutes Le reportage de M6 est de loin le plus racoleur, il propose une vidéo exclusive tournée dans les salons de l’hôtel de ville quelques instant après l’agression. Le commentaire explique que l’on peut apercevoir dans un coin de l’écran le maire encore allongé à terre, il précise ensuite que l’agresseur a déclaré « ne pas aimer les hommes politiques et les homosexuels ».
TF1 — Journal de 20 heures Dans son introduction, Claire Chazal annonce tout de suite la couleur en reprenant l’agence Reuters : l’homme « a déclaré n’aimer ni les hommes politiques, ni les homosexuels ». Dans le reportage qui suit, on apprend que l’agresseur a un « esprit très religieux le poussant à rejeter l’homosexualité ». Le débat s’élargit ensuite, uniquement sur l’insécurité... des hommes politiques.
France 2 — Journal de 20 heures Béatrice Shönberg s’est de son côté branchée sur l’AFP puisque selon elle l’homme a déclaré « ne pas aimer les hommes politiques et particulièrement les homosexuels ». Le reportage propose ensuite une citation légèrement différente puisqu’il fait dire à l’agresseur « Je n’aime pas les politiques, je déteste les homosexuels ».
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