Cinéma - 01/09/1998 Zonzon |
| Genre : | Drame |
| Format : | Long métrage de 102 minutes |
| Production : | France (1998) |
| Réalisation : | Laurent Bouhnik |
| Liste des acteurs : | Pascal Greggory, Jamel Debbouze, Gaël Morel, Fabienne Babe, Elodie Bouchez |
| Thèmes : | Viol, Communautarisme. |
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Francky, braqueur, Kader, petit délinquant, et Arnaud, étudiant accusé de trafic de drogue, partagent la même cellule pendant six mois. La cohabitation est rude...
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Deux hommes – Rico et Franky – courent dans la nuit, poursuivis par un vigile. Rico tire sur ce dernier qui s’écroule tandis que Franky crie sa désapprobation.
Une cellule. Franky tabasse un homme sous le regard complice de ses co-détenus, Grandjean et Kader. Les matons s’interposent, se déchaînent sur Franky, qu’ils traînent au mitard avec les deux autres. Chacun, dans son cachot, se remémore les circonstances qui l’ont conduit là…
Arnaud Granjean est en « zonzon » dans l’attente de son procès : il est accusé d’avoir passé de la drogue d’Espagne en France. Il prétend avoir été abusé par une jeune Espagnole, Carmen, qui a profité de sa naïveté pour l’associer, malgré lui, à un trafic international.
Tout le sépare – l’âge, le milieu social, l’éducation – de Franky, qui l’a accueilli fraîchement dans sa cellule. Tatoué, crâne rasé, adepte de la musculation, Franky a déjà purgé six ans de sa peine de dix ans mais, agressif et arrogant, il n’a aucune chance d’obtenir quelque grâce que ce soit.
Quant à Kader, il a écopé de deux ans pour vol. Ce récidiviste attire la sympathie par sa gouaille où l’humour du Méridional masque à peine le désenchantement de l’exclu.
Au fil du temps, la promiscuité a tissé des liens de camaraderie, sinon d’amitié, entre les trois taulards. Un jour, sous la douche, Rico, incarcéré dans la même prison, a sauvagement frappé Grandjean et Franky s’est interposé. Rico avait passé outre à l’interdiction de porter une arme à feu lors de leur casse raté. Depuis, Franky a le sentiment de payer pour Rico qui, contrairement à lui, bénéficie de permissions de sortie.
Les visites au parloir de la femme ou de l’amie sont des moments privilégiés dans la vie des détenus. Pour accueillir Christine, Franky se fait beau. Mais la jeune femme se montre toujours plus distante, exprime sa lassitude, avoue enfin que Rico vient la voir lorsqu’il est en permission. Franky a compris…
Surpris avec Kader à fumer de l’herbe dont Rachid, un autre taulard, est le pourvoyeur, Grandjean « balance » ce dernier pour ne pas compromettre ses chances d’acquittement au procès. Et c’est alors que la perspective de sa libération se précise qu’il est jeté au mitard avec Kader et Franky le jour où celui-ci a tenté de tuer Rico, de corvée de « galtouze » (repas), lorsqu’il est entré dans la cellule.
Grandjean vient d’être libéré. Tabassé par les matons, Franky agonise. Kader appelle en vain un gardien pour venir en aide à son ami qui, juste avant de mourir, lui crie : « La zonzon c’est pas chez toi ! Je veux pas te voir revenir dans cette turne ! »
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| Catégorie : | Un ou plusieurs passages du film mettent en scène l'homosexualité |
| Scénario : | Patrick de LASSAGNE | | Production : | Playtime | | Distribution : | MK2 Diffusion |
| Rapport à l'homosexualité : |
L'absence de femmes fait souffrir les trois hommes, surtout Francky, qui est condamné à dix ans d'enfermement, et que sa petite amie abandonne. Francky est un rebelle qui ne se plie pas aux règles des gardiens. Pour le punir, ils n'hésitent pas à le battre et le violer... |
| Notes : |
Adapté d’une pièce créée en 1994 au Café de la Danse, à Paris, ce film est le second long métrage réalisé par Laurent Bouhnik, né en 1961, après SELECT HOTEL (1997). Il fut tourné en quatre semaines et demie dans des décors – cellules, cachots, parloir – entièrement réalisés en studio par Jacques Rouxel.
Ce fut également le second film interprété par Jamel Debbouze, sorti avant mais tourné après LE CIEL, LES OISEAUX ET… TA MÈRE ! (Djamel Bensalah, 1999). Le jeune comédien jugeait Kader proche de lui : « Il n’arrête pas de tout dédramatiser, il déconne matin, midi et soir ! »
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