Cinéma - 23/10/2003 Cette Femme-là |
| Genre : | Film à suspense |
| Format : | Long métrage de 100 minutes |
| Production : | France (2003) |
| Réalisation : | Guillaume Nicloux |
| Liste des acteurs : | Josiane Balasko, Eric Caravaca, Ange Rodot, Aurélien Recoing, Frédéric Pierrot, Thierry Lhermitte, Corinne Debonnière, Scali Delpeyrat |
| Thèmes : | Placard, Relation amoureuse, Personnages homo. |
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L'inspectrice Michèle Varin enquête sur un banal suicide qu'elle pense être un meurtre maquillé... face à ses propres démons (son fils s'est suicidé), elle va mener une enquête dangereuse...au bout d'elle-même ?
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Michèle Varin (Josiane Balasko) est une femme brisée. Son fils s'étant suicidé un 29 février, les cauchemars l'assaillent tous les 4 ans...et au même moment, une femme se suicide en pleine forêt de Rambouillet. Son collaborateur (Eric Caravaca) a du mal à suivre cette femme taciturne qui croit de plus en plus à un meurtre maquillé. D'autant plus que lui aussi a quelque chose à cacher. L'enquête mène dans le passé de la "suicidée" et les cauchemars de l'inspectrice commencent à prendre le pas sur la réalité.
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| Catégorie : | Un ou plusieurs personnages principaux sont homosexuels |
| Scénario : | Guillaume Nicloux | | Production : | Little Bear-TF1 films | | Distribution : | TFM Distribution |
| Rapport à l'homosexualité : |
l'Inspecteur Bazinsky (Eric Caravaca) est un gay dans le placard. Son amant vient d'ailleurs rendre visite à Michèle Varin (Josiane Balasko). |
| Notes : |
Format : Technovision 2.35 :1 // Son : Dolby Digital
Interprétation hors-norme de Josiane Balasko (son meilleur rôle?), scénario audacieux, mise en scène étouffante, précise...voici les mots simples qui caractérisent Cette Femme-là.
Jamais Josiane Balasko n'avait eu de rôle aussi éprouvant, aussi noir : elle relève le défi de manière sauvagement froide. Le scénario très dense (peut être parfois trop symboplique d'ailleurs) remet à plat le polar glauque à la "whodunit" (là où le suspense se focalise sur qui est le tueur, y a-t-il un tueur et où la solution intervient dans les dernières secondes du film) et en bouleverse les règles. Les personnages sont tous en quête d'une certaine vérité : tous au caractère multifacette, là où la duplicité mène la danse.
L'inspecteur Bazinsky (Eric Caravaca) n'est pas en reste, d'ailleurs. Inspecteur de police un peu retrait, il seconde Michèle Varin dans son enquête. mais ses mouvements ne sont pas anodins : le film révèle petit à petit qu'il a une fille qu'il voit une semaine sur deux... et peu après, qu'il est un gay dans le placard n'osant pas révéler sa vraie nature à son entourage. Un flic gay sortant des entiers battus des clichés inhérents au genre, c'est une surprise. Il s'agit d'une des nombreuses qui parsèment l'intrigue et qui animent les personnages de ce polar très ténébreux.
En mélangeant la noirceur des souvenirs et la brume du mystère qui les tenaillent, Guillaume Nicloux (après le très réussi Une Affaire Privée en 2002 avec Thierry Lhermitte qui d'ailleurs reprend son rôle un court instant ici) réussit à renouveler le film policier à la française. Une veine de polar social où l'intrigue sert à mettre en valeur les personnages tout en ménageant un suspense mettant à rude épreuve les nerfs. Les courts instants de violence sont quelquefois insoutenables et tranchent avec l'atmosphère poisseuse qui règne dans tous les plans. Un véritable travail d'auteur : précis, novateur, ciselé et avec une vraie direction d'acteurs. |
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